les OGM cachés génèrent les mêmes risques que les OGM transgéniques !

S’il n’y a plus de cultures transgéniques en France grâce aux mobilisations citoyennes commencées depuis 20 ans, le problème des OGM et des plantes pesticides n’est hélas pas une affaire classée.

Des OGM obtenus par de nouvelles techniques de modification génétique sont aujourd’hui cultivés dans notre pays.

Prétendant à tort que ces nouveaux OGM ne se distinguent pas de ce que font la nature ou les vieilles techniques de mutagenèse, utilisées pour sélectionner la majorité des variétés considérées comme sûres, l’industrie des biotechnologies veut tromper tout le monde pour que ses nouveaux OGM ne soient ni évalués, ni étiquetés.

La majorité de ceux-ci sont des variétés rendues tolérantes aux herbicides et sont donc très gourmandes en produits chimiques.

En juillet 2018, la Cour de Justice de l’UE a rappelé que tous les nouveaux OGM génèrent les mêmes risques que les OGM transgéniques et doivent donc être réglementés comme tels.

Depuis, aucun pays européen ne peut plus prétendre que ces OGM cachés – commercialisés sans évaluation, ni autorisation, ni étiquetage – peuvent continuer à échapper à la réglementation. Dans un arrêt du 7 février 2020, le Conseil d’État français a enjoint le Premier ministre à modifier la loi en conséquence.

Aujourd’hui, le gouvernement ne semble pas pressé d’agir ...

Pire, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ment publiquement en affirmant que les nouveaux OGM ne sont pas des OGM, reprenant ainsi à son compte les arguments de l’industrie des biotechnologies.

Pour préserver la biodiversité ainsi que notre droit de cultiver et de manger sans OGM, l’association Agir pour l’environnement lance une pétition, demandant au gouvernement de répondre aux injonctions prononcées par le Conseil d’État.