Nouveau ripolinage

Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron et son gouvernement ont choisi d’inclure le soutien au nucléaire dans le volet « transition écologique » du plan de relance.

La sauvegarde du climat sert de prétexte infondé au sauvetage d’une industrie moribonde.

Alors que l’urgence climatique se fait chaque jour plus pressante, notre pays ne peut pas se permettre de gaspiller des milliards dans une technologie du passé. La priorité doit aller à une transformation en profondeur de nos modes de consommation et de production, aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables.

En multipliant les déclarations et les manœuvres autour du nucléaire « vert », le gouvernement avance des pions pour rendre possible la construction de nouveaux EPR. Pourtant, la mise en service de l’EPR de Flamanville, avant laquelle aucune décision de nouvelle construction n’est officiellement censée advenir, n’aura pas lieu avant 2023 et n’est même pas garantie.

Plus qu’un reniement des engagements du gouvernement, il s’agirait d’une insulte aux citoyen.nes, majoritairement opposé.es à la construction de nouvelles centrales. Au regard de l’état de la filière nucléaire et de son niveau d’endettement, alors que l’EPR de Flamanville fournit la preuve flagrante d’une perte de compétence généralisée, relancer la construction de nouveaux réacteurs relèverait d’une fuite en avant aussi dangereuse que ruineuse.

La Cour des comptes elle-même appelle à reconsidérer un tel choix, et les citoyen.nes n’ont pas à financer les choix d’une industrie incapable de penser sa fin. Si, pour le patron d’EDF, l’entreprise doit continuer à construire des réacteurs, « comme le cycliste doit pédaler pour ne pas tomber », le rôle d’un chef d’État devrait être de lui apprendre à freiner plutôt que de l’encourager à nous emmener toutes et tous dans le mur !

NON AUX PROJETS DE NOUVELLES INSTALLATIONS

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